Un mot qui pourrait bien changer votre vie
AUTHENTIQUE
Saviez-vous que l’authenticité est l’un des piliers du bien-être ? C’est un mot qu’on entend régulièrement pour ne pas dire qu’il est « tendance » en ce moment. En fait, être authentique signifie simplement être sincère.
Rien de bien impressionnant jusqu’ici, je vous l’accorde. Vous allez pourtant vite découvrir comment vous pouvez radicalement métamorphoser la qualité de votre vie par le simple fait d’être entièrement sincère avec vous-même et votre environnement.
Prêt à décoller ?
La liberté
Quoi de plus logique ? Nous sommes libres de choisir la destination de nos vacances, la nature de notre emploi ou encore d’aller travailler ou non. Après, tout n’est qu’une question de conséquences et à vous d’assumer la fureur de votre boss quand vous lui direz que vous n’aviez pas envie d’aller travailler.
En pratique, ce type d’exemple est rare. Et bien que nous soyons convaincus de notre liberté, nous l’offrons souvent au profit du regard que pose les autres sur nous.
C’est connu ; lorsque nous changeons d’environnement professionnel ou social, il est possible que nous ne soyons pas acceptés par ce nouveau milieu car nous sommes différents. Le réflexe est alors de s’adapter au groupe en adoptant les mêmes vêtements, habitudes, loisirs, etc.
En souhaitant s’intégrer de cette manière, nous en oublions presque de nous demander si l’image à laquelle nous voulons ressembler correspond véritablement à notre nature. Qui souhaiterait constamment être en dehors du coup sur son lieu de travail ou à l’école ? Nous y passons la plupart de notre temps alors quoi de plus normal de vouloir faire partie de l’équipe.
Cette volonté d’intégration peut s’expliquer par :
- le besoin d’appartenance ;
- la peur.
Il est normal de vouloir s’identifier à l’image de l’entreprise (l’école, etc.) dans laquelle nous travaillons.
Le second facteur joue un rôle déterminant sur notre être. La peur de l’isolement ou de la différence nous pousse à oublier nos valeurs pour être compatible avec notre nouvel environnement. La plupart du temps, ce processus s’effectue de lui-même, sans que nous en soyons forcement conscient.
« Que penseraient-ils de moi si je n’aimais pas ceci ou cela ? », « que diraient mes parents si je ne poursuivrais pas mes études ? », « qu’en dira-t-on ? ».
Dès notre plus jeune âge, la scolarité nous enseigne qu’il est important d’afficher une certaine norme (vêtements, langage, loisirs, etc.) sous peine d’être rapidement ciblé du doigt ou d’être exclu par ses camarades de classe. En abandonnant notre véritable nature au profit du regard des autres, nous nous séparons de notre personne. Notre « moi » intérieur reconnaît de moins en moins le « moi » extérieur. Notre confiance et notre assurance nous quitte, car nous jouons un rôle qui ne nous correspond pas et dans lequel nos qualités et ressources personnelles ne peuvent pas s’émanciper. De facto, nous remettons ainsi notre liberté aux autres au lieu de prendre la liberté d’affirmer nos valeurs et notre différence. Certains pourtant parviennent à conserver leurs valeurs tout en faisant des compromis pour s’intégrer dans un autre milieu. L’art est ensuite de savoir jusqu’où nous sommes prêts à changer pour les autres.
Il est important d’accepter notre personne telle qu’elle est. Les peurs évoquées précédemment apparaissent lorsque nous ne nous connaissons pas suffisamment. Cette ignorance de notre être nous pousse à rechercher une identité qui ne nous correspond que très rarement.
La vraie liberté, à mon sens, est de pouvoir vivre selon ses valeurs et ses principes sans être jugé et écarté pour autant. C’est de la sorte que des échanges intéressants peuvent naître entre les gens et que des idées opposées ou complémentaires peuvent s’associer et faire évoluer les échanges entre les humains.
Le succès
Les pays en voie de développement rêvent de vivre l’abondance que nous connaissons quotidiennement en Occident. Mais qu’est-ce le succès ? Se mesure-t-il au PIB, au nombre de voitures par habitant ou encore au chiffre d’affaire d’une entreprise ?
Personnellement, je pense que le succès est de vivre selon ses propres expériences de vérité et de réaliser ce qui raisonne en nous (et non pas ce qui est important pour les autres).
Être authentique permet à notre potentiel de se manifester.
- Comment par exemple favoriser notre sensibilité si nous nous cachons en permanence derrière un personnage indestructible et inébranlable ?
- Comment rencontrer les personnes qui nous aiderons à poursuivre notre route et avec lesquelles partager notre cœur et nos pensées ?
- Comment vivre une vie heureuse en étant l’acteur d’une personne qui ne sait plus ce qu’elle est ? Même au cinéma, un acteur sait toujours le rôle qu’il doit jouer et pourquoi il joue ce rôle.
Si nous sommes authentiques, nous créons un environnement propice à la rencontre de personnes qui détectent, partagent, reconnaissent et propulsent nos qualités.
Le secret du succès est simple : réaliser ce qui nous tient à cœur.
Le bien-être
Le bien-être se manifeste lorsque nous vivons en harmonie avec notre monde intérieur et extérieur. Vu sous cet angle, cela paraît simple non ?
La recette du bien-être est la suivante : prendre conscience de son être, écouter ses pensées et mélanger le tout en actes concrets. Autrement dit, le bien-être réside dans notre capacité à être authentique avec nous-mêmes et notre environnement.
Il est cependant facile de se convaincre (pour ne pas dire « se mentir ») que nous sommes honnêtes et intègres, que nous ne trichons pas dans la vie. La bonne nouvelle, c’est qu’il existe une personne omniprésente qui sait déceler le vrai du faux en nous : c’est notre âme, notre intuition, notre cœur ou encore Dieu pour certains. Qu’importe le nom qu’on lui donne, mais au-delà des phrases partagées avec le monde extérieur pour assurer notre intégration ou notre image, nous souffrons de ce jeu qui entraine indéniablement un conflit intérieur entre notre être et notre environnement.
Le plus tragique est que nous en souffrons autant que le monde extérieur qui ne profite pas de notre véritable essence ni de notre potentiel qui se cache lui aussi derrière une image qui ne lui permet pas toujours de se manifester au grand jour.
L’Amour
« Ma chérie, je t’aime comme tu es, ne changes pas, tu es libre ».Et quelques mois après, nous voilà derrière notre clavier à composer son numéro afin de lui dire « tu es où, cela fait 2 heures que tu aurais dû arrivé à la maison ». Ou encore : « pourquoi n’aimes-tu pas les films de science-fiction ? c’est pourtant génial ! ».
Le fait est là : il n’est pas facile d’accepter et de reconnaître les différences des autres. Et c’est encore plus difficile avec une personne avec laquelle on vit car nous n’avons pas le recul qui nous permet de faire la part des choses. Il est encore plus laborieux d’identifier les qualités de notre collègue de travail que nous n’apprécions pas. Pourtant, j’ai souvent observé que l’animosité que je ressens vis à vis d’autres personnes s’exprime grâce à des ingrédients qui sommeillent en moi. Encore une fois, notre colère ou notre irritation trouve (presque ?) toujours ses ressources en nous.
L’amour ne se limite pas à une personne. C’est un état d’être et de vivre. Le verbe aimer se conjugue encore moins avec la possession ou la peur de perdre. L’amour est un état d’ouverture constant qui offre une perception du présent où les différences des uns et des autres deviennent des forces constructives capables de bâtir et non plus de semer la discorde. Pas facile d’adopter ce point de vue, je vous l’accorde. Pourtant, l’amour n’est-il pas synonyme de bienveillance à l’égard de l’autre ? Ceci implique bien évidemment de laisser l’autre libre et d’accepter ses différences.
Comment améliorer tout ça ? Et bien, ce n’est pas si compliqué après tout ! Entreprendre un travail d’introspection (se questionner et se comprendre soi-même). Par exemple, lors d’un conflit : se demander pourquoi nous sommes réellement énervé. Ou encore : pourquoi sommes-nous si possessif avec certaines personnes ? La source de nos problèmes sommeil souvent en nous. Comme vous vous en doutez, la solution n’est jamais loin du problème ;-) Et n’oubliez pas non plus qu’un problème (=une question) n’est qu’une opportunité de s’interroger, de changer et d’évoluer.
Comment être plus authentique ?
Être vrai, soi-même et authentique augmente notre estime, notre confiance et notre assurance. Lorsque notre « moi » extérieure devient une copie conforme de notre véritable personne, la paix nous habite et l’harmonie qui s’en dégage permet d’accéder à un niveau de vie supérieur dans lequel le meilleur de nous-mêmes peut s’exprimer.
Il y a de multiples chemins pour vivre une vie plus authentique. Voici quelques pistes à suivre pour se mettre en route :
- Apprendre à se connaître ;
- Identifier nos valeurs, idées ;
- Découvrir comment nous souhaitons vivre ;
- Se fixer des limites afin de rester intègre et honnête avec soi ;
- Imaginer comment notre vie serait si nos pensées, gestes et sentiments étaient authentiques et harmonieux ;
- Respecter le moindre de nos engagements ;
- Diminuer le conflit qui règne entre notre monde intérieur et extérieur.
Comme vous le constatez, vivre une vie authentique implique des efforts réguliers. Ce n’est pas toujours l’option la plus facile mais c’est de loin la plus enrichissante pour vous et votre entourage. Elle favorise l’évolution, la remise en question et des échanges et rencontres constructifs entre les humains.
Et vous ?
Pensez-vous qu’il soit important d’être honnête avec soi et les autres ? Comment gérez-vous l’équilibre entre votre monde intérieur et extérieur ?
Cet article est ma contribution au festival A la Croisée des Blogs du mois d’Août, dont le thème était “Être vrai envers soi-même” et organisé par Alban du blog Gooooalz.



Merci beaucoup pour ce billet excellent, qui je trouve, apporte un éclairage nouveau à l’approche « française » de par ses réflexions d’inspiration plutôt « US ». Bravo pour avoir osé!
Merci pour ton commentaire Denis. Bon dimanche à toi.
Merci pour ce partage de cette merveilleuse découverte…c’est un peu comme les trésors qui restent cachés par leur propriétaires qui ont peur que l’on les leur vole!
« Les peurs évoquées précédemment apparaissent lorsque nous ne nous connaissons pas suffisamment »
Tout simplement une phrase que je caractérise « Gold ». Une réelle connaissance de soi élimine les inconnus par rapport à nos capacités et à notre identitié. Et c’est bien connu, l’inconnu nous fait peur…
Alors pourquoi conservons nous des inconnus dans notre personnes.
Voila un billet qui encourage à la connaissance de soi. Et ça, j’aime !
Merci
@Chris: Merci pour ton feedback. Je pense que notre personne est très complexe car nous n’avons pas pris le temps de la comprendre à mesure de son évolution.
Notre éducation et notre culture n’y accorde encore que très peu d’intérêts. On se questionne de la sorte lorsque tout va mal et qu’on est obligé de trouver les causes d’un problème qui nous écarte de la « normalité » ou de l’ordre mis en place par la société.
La connaissance de soi devrait davantage être mis en avant car c’est un facteur essentiel qui pourrait améliorer beaucoup de choses ;-)